#stopmontagnedor

Interpellez Emmanuel Macron !

Non au projet minier industriel Montagne d'Or !

La compagnie Montagne d’Or est portée par le consortium des multinationales russe Nordgold et canadienne Colombus Gold.

Les multinationales souhaitent s’établir en forêt amazonienne guyanaise, entre deux réserves biologiques intégrales, et y creuser une fosse gigantesque.

Le projet porté par la compagnie prévoit un déboisement total de 1513 hectares dont une déforestation de forêts primaires, à forte valeur écologique, de 575 hectares, sur un site où plus de 2000 espèces végétales et animales dont 127 protégées ont été inventoriées.

Selon l’opérateur, pour extraire l’or, 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 195 millions de litres de fuel seront nécessaires pour les 12 ans de durée de vie du projet. Le risque encouru par la forêt amazonienne de Guyane serait considérable.

Ce projet inutile et imposé est un mirage économique et représente une impasse pour l’avenir de la Guyane et de ses habitants.

Interpellez Emmanuel Macron !

108031 personnes déjà mobilisées

Monsieur Le Président,

Je vous demande de protéger la forêt amazonienne guyanaise en refusant le projet de mine industrielle Montagne d’Or.

Vous vous êtes engagé devant le monde entier à lutter contre le changement climatique et à protéger la planète lors du One Planet Summit. La construction d’une mine industrielle entre deux réserves biologiques intégrales en Amazonie française est incompatible avec nos engagements climatiques et présente un risque majeur pour la biodiversité guyanaise. Symptomatique du modèle de développement du siècle précédent fondé sur l’exploitation intensive des ressources naturelles non renouvelables, ce projet est un mirage économique et une menace nouvelle pour cette partie de la forêt amazonienne.

Je vous demande de refuser qu’on exploite 54 millions de tonnes de minerai pour obtenir... de l’or et si peu d’or (1,6 gramme de métal par tonne de minerai).

Je vous demande de protéger la nature et de respecter le vivant.

Dîtes #StopMontagnedOr !

Le WWF France s’oppose au projet de mine industrielle Montagne d’Orcar il représente :

  1. Un risque majeur pour l’environnement et la biodiversité guyanaise

    Le WWF France dénonce l’impact désastreux de ce projet sur un écosystème exceptionnel, au coeur de la Guyane, plus grande réserve de biodiversité terrestre française.

    En plus des impacts environnementaux incompressibles (déforestation, consommation d’énergie etc.), ce projet fait peser des risques considérables pour cette partie du territoire et ses habitants (rupture de digue, drainage minier acide, transport et manutention de matières dangereuses, glissements de terrain...). De nombreux accidents ont eu lieu ces dernières années parmi lesquels la catastrophe de Baia Mare en Roumanie, pire catastrophe écologique connue par l’Europe depuis Tchernobyl, qui a provoqué, en 2000, le déversement de centaines de tonnes de cyanure et de métaux lourds dans les rivières, a conduit à la destruction de millions de poissons et à la contamination de l’eau potable de millions de Hongrois.

    En 2014, une rupture de digue dans la mine d’or canadienne du Mount Polley a provoqué le déversement de cyanure, de cuivre et de plomb dans les eaux canadiennes. Enfin, le Brésil a connu en 2015 la plus grande catastrophe écologique de son histoire à la suite d’une rupture de barrage. La coulée de boue toxique tua 19 personnes, raya de la carte plusieurs villages et pollua des centaines de kilomètres de rivières jusqu’à l’Océan Atlantique.

    La compagnie Montagne d’Or prévoit d’utiliser du cyanure alors que le Parlement Européen a demandé l’interdiction totale de l'utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière depuis 2010, du fait de son extrême toxicité pour l’environnement et la santé humaine. Plusieurs pays comme l’Allemagne, la Slovaquie, la République Tchèque ou la Hongrie ont d’ailleurs déjà interdit dans leur législation nationale l’utilisation du cyanure dans l’industrie minière.

    Pour toutes ces raisons et bien d’autres, la Commission nationale consultative des droits de l'homme a demandé un moratoire sur ce projet et alerté le gouvernement sur les risques environnementaux d'une telle exploitation minière. Les craintes des guyanais vis-à-vis du projet Montagne d’Or sont d’ailleurs révélées dans un sondage réalisé par l’IFOP fin 2017, où les trois quarts des sondés estimaient que Montagne d’Or représentait un risque important pour l’environnement en Guyane.

  2. Un mirage économique

    Les conclusions de l’étude mirage économique que nous avons menée sont claires : Montagne d’Or est un mirage en termes de développement pour la Guyane et un gouffre pour l’argent des contribuables.

    Le rapport du WWF France a montré que l’analyse économique du projet reposait sur plusieurs hypothèses particulièrement favorables. La volatilité du cours de l’or et la dépendance au taux de change euro-dollar créent une incertitude réelle sur la rentabilité de l’ensemble du projet.

    Par ailleurs, ce projet devrait engloutir à lui seul au moins 420 millions d’euros d’argent public, soit 560 000 euros publics pour chacun des 750 emplois directs annoncés.

    Enfin, les retombées économiques pour le territoire guyanais seront dérisoires. La compagnie Montagne d’Or annonce 56 millions d’euros de retombées pour la collectivité territoriale de Guyane en 12 ans, soit moins que le coût du lycée IV qui verra le jour en 2018 en Guyane (dont le coût total est estimé entre 60 et 62 millions d’euros).

  3. Une absence de considération de l’avis des autorités amérindiennes

    Les chefs coutumiers amérindiens ont affirmé à de nombreuses reprises leur opposition au projet et se battent pour que leur voix soit entendue.

    Lors de la Conférence des Peuples Autochtones de Guyane les 16 et 17 décembre 2017, les chefs coutumiers ont réaffirmé leur positionnement “ferme et immuable” contre le projet Montagne d’Or et ont exigé un moratoire sur tous les projets miniers menaçant leurs territoires. La jeunesse est également mobilisée à travers le collectif Jeunesse Autochtone de Guyane, engagé depuis plusieurs mois contre ce projet et pour la préservation de l’environnement guyanais.

  4. Une fragilisation des autres secteurs économiques

    L’extraction d’or n’est pas une priorité pour les guyanais mais l’argent public attribué à Montagne d’Or ne pourra pas bénéficier à d’autres secteurs essentiels comme l’agriculture, le tourisme ou les énergies renouvelables.

    La Guyane et les guyanais ont de nombreux atouts qui leur permettent de développer leur territoire durablement : l’agriculture, les énergies renouvelables, le tourisme, la pêche... C’est dans ces secteurs que les millions du contribuable doivent être investis et c’est aussi ces secteurs que les guyanais jugent prioritaires pour le développement.

    Le sondage réalisé par l’IFOP fin 2017 montre que les Guyanais ne considèrent pas la filière aurifère comme un secteur prioritaire pour le développement. Seuls 11 % estiment que l’or est un secteur à prioriser, loin derrière l’agriculture (44 %), le bâtiment (37 %), le tourisme (29 %), les énergies renouvelables (28 %), l’agro-alimentaire (19 %) ou la pêche (17 %).

    Malheureusement, l’argent public attribué à Montagne d’Or ne pourra pas bénéficier aux secteurs jugés prioritaires.

  5. Un projet inutile

    Il est urgent de sortir de l’économie linéaire du passé, fondée sur le quadriptyque extraire-fabriquer-consommer-jeter et de s’ouvrir vers l’économie du XXIème siècle, circulaire, fonctionnelle et durable.

    La compagnie Montagne d’Or souhaite détruire des centaines d’hectares de forêts et exploiter 54 millions de tonnes de minerai pour obtenir de l’or, un métal précieux qui sert à plus de 90 % à garnir les tiroirs et les coffres des banques. En effet, en 2017, seul 8 % de l’or est utilisé pour des applications technologiques quand 90 % part dans le secteur de la joaillerie et de la finance (lingots et autres).

    Montagne d’Or propose d’exploser un flanc de montagne pour obtenir 1,6 gramme d’or par tonne de minerai alors qu’il suffit de recycler des téléphones pour obtenir 200 grammes d’or par tonne de cartes électroniques recyclées. La construction d’une mine industrielle entre deux réserves biologiques intégrales en Amazonie française correspond à la vision des siècles précédents : un développement fondé sur une exploitation intensive des ressources naturelles avec des retombées dérisoires pour le territoire et des conséquences socio-environnementales majeures.

  6. L’arbre qui cache la forêt

    Derrière Montagne d’Or, de nombreuses autres entreprises minières se tiennent prêtes à exploiter chaque recoin de la forêt guyanaise pour y trouver de l’or.

    Le président de la compagnie Montagne d’Or l’a reconnu, “d’autres grands groupes miniers attendent ce résultat pour se lancer en Guyane”. Accepter Montagne d’Or, c’est d’une part, accepter d’ouvrir la forêt guyanaise à un champ de mines industrielles, et d’autre part, affaiblir durablement l’économie guyanaise qui deviendrait dépendante des multinationales du secteur et d’un cours de la bourse décidé à des milliers de kilomètres de la Guyane.

    Sur le plan économique, la Nouvelle-Calédonie a montré les conséquences désastreuses de la dépendance aux cours internationaux pour un territoire et pour l’ensemble des citoyens (dont les impôts doivent renflouer les comptes des entreprises en cas de baisse des cours).

    Sur le plan environnemental, la Commission consultative des droits de l’Homme s’inquiète qu’une “telle méga-mine ne soit à l’initiative d’un précédent en Guyane, ouvrant ainsi la voie à d’autres projets de ce type. L’exploitation aurifère guyanaise basculerait alors vers une exploitation industrielle à grande échelle qui (...) serait particulièrement préoccupante pour le respect au droit à un environnement sain en Guyane”.

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